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Réalité virtuelle et réalité augmentée : deux technologies innovantes qui devraient profiter à la chirurgie esthétique

Posted in : chirurgie esthetique mammaire on by : Espoir clinique

Grâce aux progrès de la médecine moderne, les actes chirurgicaux sont de plus en plus sûrs et efficaces. L’avènement de technologies innovantes promet de faciliter encore la tâche des praticiens, tout en préservant le confort du patient. Parmi elles, la réalité virtuelle (VR) et la réalité augmentée (RA) qui devraient rapidement devenir indispensables, notamment en chirurgie esthétique.

 

Quelle différence entre la réalité virtuelle et la réalité augmentée ?

 

Les deux techniques reposent sur un même principe : modifier la perception de l’utilisateur en l’immergeant dans un environnement artificiel. La réalité augmentée prend un élément réel et y ajoute des éléments virtuels qui s’y intègrent de manière cohérente. Ainsi, les filtres Snapchat sont un exemple basique de RA. En revanche, la réalité virtuelle propose un environnement totalement factice. Le contenu diffusé par le casque n’a aucun rapport avec la réalité, mais réussit à duper les sens auditif et visuel de la « victime ». La VR est surtout utilisée à des fins de divertissement (jeux vidéo, cinéma, musées d’histoire…), tandis que la AR est plus orientée vers un usage professionnel (architecture, chirurgie, industrie militaire…).

 

La réalité augmentée pour améliorer le confort du patient :

 

Malgré toutes les garanties de la médecine moderne, de nombreux patients deviennent très anxieux à l’approche de leur opération. Pour eux, la réalité augmentée et la réalité virtuelle peuvent constituer une aide inestimable, tant elles améliorent l’expérience du sujet opéré.

 

Les bénéfices de la RA dans la consultation préopératoire en chirurgie esthétique

 

Appliquée à la chirurgie esthétique, la réalité augmentée joue un rôle prépondérant lors de la première consultation. Par exemple, lors de l’entrevue initiale avec le médecin, une patiente qui envisage une augmentation des seins pourra voir comment sera sa poitrine après l’intervention. Cette méthode permet aussi au chirurgien de mieux comprendre le souhait de la patiente. En effet, cette technologie de pointe permet de visualiser les résultats escomptés de manière très réaliste. Grâce à des miroirs virtuels, la patiente peut scruter le résultat de l‘opération sous plusieurs angles. De même, le chirurgien est capable d’exposer la procédure chirurgicale sur une représentation 3D de la patiente. Celle-ci est alors mieux préparée mentalement, et ses attentes sont plus réalistes. A cet égard, des dispositifs de réalité augmentée équipent désormais plusieurs cabinets de chirurgie plastique aux Etats-Unis. Progressivement, la nouvelle technologie se répand au-delà de l’Atlantique, notamment en France et en Grande Bretagne.

 

Pendant l’intervention : l’hypnose assistée par la réalité virtuelle

 

Supportant mal les effets associés à l’anesthésie générale, certains patients âgés ou fragiles se font opérer sous hypnose. Dans ce cas précis, la réalité virtuelle est d’un grand secours. En utilisant le dispositif adapté, le patient est immergé dans une ambiance visuelle et sonore favorable à l’état hypnotique. Dès lors, l’hypnosédation est plus efficace. Grâce à la réalité virtuelle, l’état de conscience modifiée (qui inhibine la perception de la douleur) est atteint plus rapidement et dure plus longtemps. De plus, la présence d’un spécialiste de l’hypnose n’est plus indispensable, puisqu’une voix enregistrée provenant du casque suffit pour guider le patient.

 

Interventions esthétiques : perfectionner la technique chirurgicale grâce à la réalité virtuelle

 

Dans un avenir proche, la réalité virtuelle devrait faire partie intégrante de la formation des jeunes médecins. En effet, de plus en plus de chirurgiens réputés utilisent cette technologie pour simuler une opération ou pour diffuser en direct l’intervention qu’ils effectuent. Un tel dispositif d’apprentissage serait infiniment plus motivant pour les jeunes générations de médecins, plus que jamais tournées vers les nouvelles technologies. D’ailleurs, plusieurs universités de médecine, principalement aux Etats-Unis, vont dans ce sens. Exit les laboratoires d’anatomie et l’expérimentation sur des cadavres humains ! Désormais, les étudiants de médecine peaufineront leur compétences chirurgicales grâce à un système de « réalité mixte » (un mélange de réalité virtuelle et augmentée).

Réalité augmentée : une révolution technologique au service des chirurgiens

 

C’est dans un hôpital français, situé dans la commune de Bobigny (Ile-de-France) que l’exploit a eu lieu. Muni d’un casque de réalité virtuelle (lunettes HoloLens de Microsoft), le docteur Thomas Grégory, chef du service de chirurgie orthopédique à l’hôpital d’Avicenne, a effectué la première opération assistée par cette technologie interactive. Une partie de l’intervention a même été transmise en direct sur Internet. Grâce à ce dispositif high-tech, le chirurgien pouvait communiquer en temps réel avec des équipes médicales à travers le monde. De plus, les logiciels implantés dans le casque ont permis de résoudre quelques problèmes techniques mineurs pendant l’opération… Mais l’apport le plus remarquable de la réalité augmentée est ailleurs : des modélisations 3D, sous forme d’hologrammes, qui reproduisent avec précision des détails de l’anatomie du patient (os dissimulés, vaisseaux sanguins sensibles). Ces images en 3D, issus des examens d’imagerie préopératoires, sont virtuellement projetées sur le sujet opéré. Muni de son casque, le chirurgien peut ainsi voir une réplique ultra réaliste des tissus situés sous la peau, et donc invisibles à l’œil nu. Ceci facilite considérablement le déroulement de l’opération, tout en limitant les risques inhérents au geste chirurgical.

 

La réalité virtuelle et la réalité augmentée sont les technologies de demain. Il ne serait pas surprenant qu’une clinique esthétique Tunisie en tire profit, tant elles faciliteraient aussi bien la préparation que l’exécution des interventions esthétiques. D’ici là, ces techniques de pointe continuent de se perfectionner et de s’adapter aux différentes disciplines chirurgicales.